Bonjour à toutes et à tous,

Si vous croyez que je suis « dans les patates » parce que je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis trois mois, détrompez-vous! Je suis plutôt « dans les tomates ». En fait, je travaille présentement à la rédaction d’un livre qui traitera essentiellement de la tomate. Oui, oui, je traiterai de la tomate de la terre à la table. Si vous avez assisté à une de mes conférences dernièrement vous connaissez mon projet, car j’en ai parlé en disant que c’était un secret. Mais là, ce n’est plus un secret. Je dis souvent qu’un projet de livre c’est comme une grossesse. Au début, on n’ose pas trop en parler de crainte que le bébé ne se rende pas à terme. Ben là, ma bedaine est bien trop grosse, je ne peux plus le cacher. Si tout va comme prévu, je devrais accoucher de ce sixième livre au printemps 2018.

J’adooooooore cultiver, cuisiner, conserver et bien sûr consommer la tomate. Alors, mettre tout ça sur papier est vraiment un exercice très agréable pour moi. Mais c’est aussi du gros travail. D’ailleurs, à chaque nouveau livre, je me rappelle pourquoi on dit d’un livre que c’est « un ouvrage ». Et pour moi, cet ouvrage ne se limite pas à la rédaction. Même si je cultive des tomates depuis de nombreuses années, j’ai fait bien des recherches et j’ai débuté plusieurs expériences depuis un an. D’ailleurs, mes expériences se poursuivent dans mon jardin avec mes 115 plants de variétés différentes. Mais non, je n’arriverai jamais à cultiver les 10 000 variétés de tomates qui existent dans le monde? Voici tout de même une partie de ma récolte de l’an dernier.

Vous comprendrez que je passe aussi beaucoup de temps à dorloter ma grosse famille. Mais, je ne suis pas la seule puisque des dizaines de petits protégés ont trouvé refuge dans des familles d’accueil. Je me confesse, j’avais parti 300 plants et je n’ai pas été capable d’en mettre un seul au compost.

Avec la météo pluvieuse du début de l’été, les plants ont vraiment profité, mais il faut s’attendre à ce qu’ils aient puisé une bonne partie des éléments minéraux disponibles dans le sol ou le terreau. De plus, les maladies fongiques sont à craindre. Alors, en ce milieu d’été, nos tomates ont bien besoin d’un petit coup de pouce. C’est pourquoi je vous présente un avant-goût de ce que vous trouverez dans mon livre.

Entre l’écriture et les travaux au jardin, j’ai quand même pris le temps de planifier mes ateliers d’automne. Si vous rêvez de faire vos conserves, de même que vos germinations et vos pousses, c’est le temps de vous inscrire aux ateliers présentés en septembre et octobre.

UN PETIT COUP DE POUCE À VOS TOMATES

Engrais naturel liquide

Les tomates sont des plantes gourmandes. Même si vous avez mis suffisamment de compost lors de la plantation, il est temps de compléter leur besoin de fertilisation avec un engrais naturel liquide. Fertilisez une première fois, si ce n’est pas déjà fait (l’idéal est de commencer au début de juillet) et faites une deuxième fertilisation dans deux semaines et même une troisième dans quatre semaines, surtout si vous cultivez en pots.

Pour ce faire, vous pourrez utiliser : un engrais d’algues du commerce (concentré ou solide que l’on dilue dans l’eau), un thé de compost (il s’agit de faire macérer une partie de compost dans deux parties d’eau durant deux à trois jours en brassant quotidiennement, puis de transférer l’extrait dans un arrosoir) ou encore un extrait de plantes dont vous retrouverez la recette dans Mon potager santé.

Traitement préventif contre les maladies fongiques

Les tomates sont particulièrement sensibles à plusieurs maladies fongiques que sont l’anthracnose, la verticilliose, la fusariose et le mildiou. Et ces dernières risquent d’être encore plus présentes lors d’épisodes humides comme nous connaissons. Pour minimiser les maladies, c’est une bonne habitude de faire régulièrement des traitements préventifs.
Pour ce faire, vous pourrez utiliser l’un ou l’autre de ces fongicides maison :

  • Fongicide à base de bicarbonate : Diluer 1 c. à thé de bicarbonate de soude (petite vache) et 1 c. à thé de savon insecticide (pour l’adhérence) dans un litre d’eau.
  • Fongicide à base de lait : Diluer une partie de lait dans neuf parties d’eau.
  • Décoction de prêle : remplir une casserole de prêle et couvrir d’eau. Amener à ébullition et laisser mijoter de 45 à 60 minutes. Refroidir. Filtrer. Diluer une partie du concentré dans neuf parties d’eau.

Dans les trois cas, vaporisez les plants de tomates tous les 7 à 10 jours.

Tailler ou ne pas tailler les gourmands?

En matière de taille des gourmands (ces petites pousses qui sortent sur la tige à l’aisselle d’une feuille), il est souvent difficile de s’y retrouver, car les opinions des professionnels diffèrent. Loin de moi l’idée de partir un débat, mais j’aimerais vous aider à prendre votre décision. Voici ma position : je ne taille pas les gourmands des tomates de type déterminé, mais je préfère tailler les tomates de type indéterminé. Voici pourquoi :

  • La taille favorise une meilleure aération, ce qui est essentiel pour des plants en santé.
  • Les plants prennent moins d’espace au jardin.
  • Les plants sont plus faciles à supporter (sur un tuteur unique ou attachés par le haut).
  • Au Québec, la température et la durée de la saison de croissance sont minimales pour une plante de chaleur comme la tomate.
  • Bref, le résultat est que les fruits sont plus gros et plus précoces.

Il y a quelques années, j’ai fait l’expérience de ne pas tailler les plants de type indéterminé et dans plusieurs cas, j’ai obtenu de nombreuses petites tomates… toujours vertes (immatures) à la fin de septembre.

Par contre, je taille peu ou pas les plants de mini-tomates même s’ils sont de type indéterminé, car ils produisent de toute façon précocement et abondamment.Bien sûr, tailler les gourmands demande plus de travail et cela doit être fait dans les règles de l’art. De plus l’opération doit débuter dès que les plants sont en terre. Les très petits gourmands peuvent être pincés (c’est vraiment l’idéal), les gourmands moyens doivent être taillés avec un sécateur désinfecté à l’alcool entre deux plants, alors que les gourmands aussi gros que la tige principale (parce qu’on les a échappés) doivent être conservés. Finalement, la tige principale doit être attachée sur le support au fur et à mesure. Malgré tout, je considère que le résultat en vaut le coup.

Ceci étant dit, je ne prétends pas avoir la vérité absolue. D’ailleurs, dans mon livre, je présenterai en détail les avantages et les inconvénients des deux méthodes. Finalement, la décision vous revient.

 

 

 

 

 

 

 

MES ATELIERS DE L’AUTOMNE À QUÉBEC

  • La mise en conserve domestique

Fidèle à mes habitudes depuis plus de 5 ans, j’offre cet atelier qui présente une méthode de conservation d’antan avec les méthodes sécuritaires d’aujourd’hui. Deux premiers ateliers sont au programme : le 7 septembre en après-midi et le 14 septembre en soirée. D’autres dates pourront s’ajouter selon la demande. Pour plus de détails ou pour vous inscrire, c’est ici

  • Les germinations et les pousses

Quand arrive la saison froide (oui je sais, on ne voudrait pas trop y penser) et que les aliments frais provenant directement du jardin se font plus rares, les germinations et les pousses apportent de la fraîcheur et de la santé dans notre assiette. En plus, faire ses germinations et ses pousses, c’est simple et économique. Deux premiers ateliers sont au programme : le 4 octobre en après-midi et le 5 octobre en soirée. D’autres dates pourront s’ajouter selon la demande. Pour plus de détails ou pour vous inscrire, c’est ici.

LA LISTE DE MES CONFÉRENCES

Savez-vous que j’offre plus d’une vingtaine de conférences et que je me déplace partout au Québec et ailleurs? Si vous faites partie d’un organisme ou d’une entreprise, je vous invite à prendre connaissance de ma liste de conférences. Plusieurs sont très pertinentes à l’automne : Les travaux de fin de saison au potager, Le vermicompostageLa récolte et la conservation des légumes, Le compostage domestique et bien sûr La tomate du semis à la récolte?

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Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à vous abonner à ma page Facebook. Ainsi, vous serez mis régulièrement au courant de mes activités et profiterez de mes trucs et conseils.

Bon je vous laisse! C’est parti pour la récolte des tomates!

Profitez de l’été et de vos récoltes,

Lili

Lili Michaud

P.-S. Si vous ne désirez plus faire partie de cette liste d’envoi, avisez-moi par retour du courriel.