Bonjour à toutes et à tous,

Si la tomate était toxique comme les Européens le croyaient il y a 200 ans, je ne serais pas en train d’écrire cette infolettre, considérant la quantité de tomates que j’ai consommée depuis un mois. Oui, je dois l’avouer, je suis vraiment accro aux tomates de mon jardin.

Il faut dire qu’elles se sont fait attendre ces belles « pommes d’amour ». Les tomates sont des plantes de soleil et de chaleur… des conditions plutôt rares cet été. Chez moi, elles ont commencé à mûrir au moins deux semaines plus tard que d’habitude. Mais depuis, la récolte est au rendez-vous. C’est certain, je les avais bichonnés mes beaux plants.

Malgré l’abondance, pas question de gaspiller ne serait-ce qu’une seule petite tomate. Alors, entre les ateliers et les conférences, je suis en mode conservation. D’ailleurs, après avoir lu L’empire de l’or rouge qui met en lumière les dessous nébuleux de l’industrie de la tomate, je suis très motivée à faire mes tomates en conserve, mes sauces, ma pâte de tomate et même mon ketchup « Heinz ». Tout ça entre l’écriture de deux chapitres de La tomate de la terre à la table, car mon manuscrit doit être livré chez mon éditeur fin novembre. Alors, même quand les températures plus froides s’installeront dans mon jardin, il fera chaud dans la maison.

Même si la chaleur des derniers jours a pu nous faire croire que nous étions en plein cœur de juillet, il n’y a pas de doute, l’automne est à nos portes. Une bonne raison pour penser « conserves », « germinations et pousses » et « compost ».

LA TOMATE : POUR FAIRE DURER LE PLAISIR

Les jours sont comptés pour les tomates qui sont encore au jardin. Si l’idéal est que les fruits mûrissent sur le plant, lorsque plusieurs fruits sont encore présents à ce temps-ci de l’année, mieux vaut récolter les fruits qui commencent à changer de couleur pour stimuler le mûrissement de ceux qui sont encore très verts.

À partir du moment où les températures nocturnes descendent sous la barre de 10 °C, il faut être aux aguets. Si possible, protégez vos plants durant la nuit. Il faut surveiller la météo et tout récolter lorsque les températures nocturnes s’approchent de 5 °C. Même si les plants peuvent résister à de telles températures, les fruits risquent de perdre beaucoup de qualité. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il ne faut jamais entreposer les tomates au réfrigérateur.

Une fois qu’elles seront dans la maison, bien sûr vous pouvez mettre quelques tomates sur le rebord d’une fenêtre pour les avoir à l’œil, mais sachez que c’est non seulement la chaleur qui fait mûrir les tomates, mais également l’éthylène. Alors pour accélérer le mûrissement, une bonne pratique consiste à mettre vos tomates dans un sac de papier brun ou une boite de carton (vous pourriez même y ajouter une banane ou une pomme), puis à placer le tout dans un endroit chaud.

Comme je récolte régulièrement des centaines de tomates, c’est ma chambre d’amis, un des endroits les plus chauds de la maison, qui me sert d’entrepôt. J’ai étalé une grande bâche de plastique sur le lit, j’y ai déposé de plusieurs plateaux à semis eux-mêmes recouverts de papier journal. J’y place mes tomates et je couvre le tout d’une bonne grosse couverture. Si les amis se pointent, ils devront partager la chambre avec mes petites protégées… mais pas le lit puisqu’elles seront disposées sous ce dernier. Hi! Hi!

Les dernières tomates récoltées seront plutôt entreposées dans un endroit frais (dans mon atelier au sous-sol), ceci pour que le mûrissement se fasse plus lentement. Ainsi, je pourrai manger mes tomates fraîches au moins jusqu’aux fêtes.

Mais pour consommer mes tomates toute l’année, plusieurs seront mises en conserve, certaines seront déshydratées (principalement des tomates italiennes) et d’autres seront congelées (pour ma part, ce sont principalement des mini-tomates qui serviront à faire une sauce rapide aux tomates grillées durant l’hiver).

MES ATELIERS DE L’AUTOMNE À QUÉBEC

La mise en conserve domestique

Les inscriptions aux ateliers de mise en conserve ont été si populaires que j’ai dû en planifier sept au total. Au moment où je vous expédie ce courriel, il ne reste que trois places pour le dernier atelier régulier présenté le 28 septembre. Par la suite, seuls des ateliers privés seront possibles. Si cela vous intéresse, il s’agit de former un groupe de deux à six personnes puis à me contacter pour que l’on convienne des modalités. Le coût est de 220 $ incluant les taxes.

Pour plus de détails, c’est ici.

Les germinations et les pousses

Même si l’accès aux aliments frais de nos jardins et des marchés est maximal ces temps-ci, il faut prévoir que ça sera différent dans quelques semaines. Pour apporter de la fraîcheur et de la santé dans notre assiette durant la saison froide, quoi de mieux que de faire soi-même ses germinations et ses pousses. En plus, c’est simple et économique. Les deux premiers ateliers initialement prévus en octobre ont été reportés en novembre soit le 8 novembre en après-midi et le 9 novembre en soirée. D’autres dates pourront s’ajouter selon la demande. Des ateliers privés sont également possibles. Pour plus de détails ou pour vous inscrire, c’est ici.

 LA LISTE DE MES CONFÉRENCES

Je suis déjà dans la planification des conférences du printemps. Cet automne, je présente deux conférences publiques à Québec. Ces formations organisées par la Ville de Québec et Les AmiEs de la Terre de Québec sont accessibles pour tous. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire.

Formation au compostage domestique

Lundi 18 septembre de 19 h 30 à 21 h

Centre Noël-Brûlart, salle 104

1229, avenue du Chamoine-Morel, Québec

 

Formation au vermicompostage  

Mardi 3 octobre de 19 h 30 à 21 h

Centre communautaire Lucien-Borne, salle SS-202

100, chemin Sainte-Foy, Québec

 

Joignez-moi sur Facebook

Si ce n’est pas déjà fait, je vous invite à vous abonner à ma page Facebook. Ainsi, vous serez mis régulièrement au courant de mes activités et profiterez de mes trucs et conseils. Pour souligner le fait que j’ai dépassé 2500 abonnés, d’ici quelques jours je ferai tirer un de mes livres.

 

Bon je vous laisse, j’ai un livre à écrire moi (c’est ce que je répète sans cesse à mon conjoint pour me sauver de la vaisselle).

Bon début d’automne,

Lili